Démarrage

L’art dans l’espace public

Le parc du Château de Schwetzingen, tout comme la plupart des jardins du 18e siècle, abrite un nombre considérable de sculptures. Des divinités de la Mythologie y côtoient des allégories glorifiant la Nature et les saisons. Des vases et des urnes aux décors variés, des lions, des oiseaux et des sphinx reflètent dans leur ensemble l’idéologie et la conception du pouvoir du prince Électeur, Charles Théodore.
Mais la ville de Schwetzingen présente aussi à travers ses rues un nombre important de sculptures et d’objets d’art, de styles et d’époques différents, qui incitent le passant à se souvenir, correspondent à une certaine vision du monde ou reprennent tout simplement le slogan « l’art pour l’art ». Mis à part ces objets qui pour certains sont dissimulés et pour d’autres installés aux yeux de tous, il convient de s’attarder aussi sur quelques exemples d’intégration d’œuvres d’art dans l’architecture urbaine et de « Street Art ».

„Œuvre d’une vie“

De nos jours, Hendrik Beikirch compte parmi les plus célèbres représentants du « Street Art“.Sur une façade de Schwetzingen il a réalisé, comme gravé dans la pierre, le portrait d’une vieille cultivatrice d’asperges, bien connue dans la ville. Sa représentation monumentale est très réaliste car elle reproduit de façon inconditionnelle toutes les rides et imperfections du visage. Le regard expressif, absorbé par les pensées de la femme, apporte de la sérénité à ce visage raviné par les ans. L’artiste natif de Cassel représente ici sans concessions une citoyenne typique de Schwetzingen, qui est fière, sûre d’elle et charismatique. Avec ce portrait, Hendrik Beikirch a réalisé une œuvre d’une portée et d’une symbolique intemporelles qui se veut à la fois idéaliste et individuelle. Le portrait reproduit fidèlement l’original mais le choix du gris monochrome pour sa réalisation fait abstraction de la réalité. Beikirch réussit néanmoins à mettre en lumière cette couleur insignifiante pour lui donner éclat et vie.

« Sans asperge, tout est Banane »

Pour rappeler l’anniversaire des « 350 ans de la culture l’asperge à Schwetzingen », la ville a demandé à Thomas Baumgärtel de décorer un bâtiment. La fresque « Sans asperge, tout est banane » souligne l’importance du rôle de la ville en tant que « capitale de l’asperge ». La pointe de l’asperge, peinte en jaune, est composée d’une multitude de bananes caractéristiques, réalisées au pochoir : un style que l’artiste nomme « le pointillisme polychrome à la banane ». Immanente à son œuvre, le graffeur voit dans cette peinture la poursuite de sa série sur les fruits.
 

Pochoir „Banane“

En 2008, l’artiste du graffiti allemand, Thomas Baumgärtel, connu sous le pseudonyme de « Bananensprayer », à cause de son pochoir inspiré de la banane d'Andy Warhol, expose à l’Orangerie du château. A l’image d’autres bâtiments en Allemagne et à l’étranger et en remerciement de la reconnaissance artistique qui lui est accordée, il reproduit son célèbre pochoir « Banane » sur les murs de l’Orangerie et ceux du Palais Hirsch. Ces reproductions comptent désormais parmi les 4 000 autres « Bananes » réalisées sur des façades, là où l’art s’empare des murs.

« Les aïeux»

Cette fresque a été réalisée sur la façade du gymnase du lycée privé, au printemps 2019. Ses auteurs sont Mehrdad Zaeri et Christina Laube, plus connus sous le pseudonyme « Duo Sourati », pour les fresques qu’ils réalisent depuis peu à travers le monde. Cette œuvre intitulée « les aïeux » reprend les thèmes du conte et de la poésie, chers à l’illustrateur de livres et à l’écrivaine. Une fillette jette des pétales de fleurs pour saluer les âmes de ses ancêtres. Le duo d’artistes vise ici l’endroit où se rencontrent le passé (par référence au château, situé en face), le présent et l’avenir (représentés par l’école).
 

L’oratoire

C’est l‘objet le plus ancien de l’espace public puisqu’il date de 1496. Ce petit     monument religieux que l’on nomme un « Marterl », est un oratoire. Il nous rappelle un tragique accident qui a eu lieu dans la Mannheimer Strasse : un homme avait été écrasé par un cheval et enterré sur place. Le petit tabernacle plat et grillagé qui est placé sur un pilier renferme un médaillon représentant le Christ avec la Sainte Couronne. Il invite à la prière. Cet oratoire a été transposé à son emplacement actuel en 1959.

Le Monument aux morts

Otto Mindhoff a réalisé ce monument en 1970 à la mémoire des morts des 2 guerres mondiales. Il représente une croix monumentale coulée en aluminium qui porte le relief du Christ crucifié. Pour un monument dédié aux soldats morts, cette représentation est atypique. Mais Mindhoff voulait ici mettre en parallèle le martyre du Christ et le destin des soldats morts au champ de bataille. Le crucifié est représenté dans un langage de forme additif, caractéristique de l’œuvre de Mindhoff. La tête couronnée d’épines traduit l’immense douleur des soldats qui ont sacrifié leurs vies mais exprime aussi le chagrin de leurs familles.
 

La borne kilométrique de Berlin

Schwetzingen est membre du Réseau Fédéral des bornes kilométriques mis en place au milieu des années 50 par le délégué du gouvernement fédéral à Berlin, Gerd Bucerius. Ces bornes à l’effigie de l’ours de Berlin, tel que dessiné par l’artiste Renée Sintenis, indiquent la distance en kilomètres à parcourir jusqu’à la capitale de l’Allemagne (autrefois divisée en 3 zones) et, plus exactement, jusqu’à la Dönhoffplatz sur laquelle se trouve une copie de la borne prussienne de 1730 (point zéro des routes).

« Wir91 »

L’œuvre d’Armin Forbrig intitulée „Wir91“ (nous en 91) rappelle les événements qui se sont déroulés l’année de sa création. L’artiste voulait attirer l’attention sur les problèmes engendrés par la réunification des deux Allemagnes, tant sur le plan interne qu’au niveau humain. Le sculpteur, originaire de Chemnitz, a réalisé sur un bloc de marbre brut l’illusion d’une violente fracture que l’on essaie à tout prix de réparer à l’aide d’une grosse corde pour donner l’apparence d’une unité. Avec désormais du recul, ce point de vue sur la réunification allemande s’est avéré fort pertinent.

Façade extérieure du parking situé dans la Wildemann Strasse

On retrouve dans cet aménagement de la façade le langage des formes propre à Otto Mindhoff. Ce relief monumental en béton recouvre pratiquement toute la façade. En y regardant de plus près, on découvre la représentation stylisée d’automobiles et de pièces de voitures qui fait référence à la fonction du bâtiment. Les lignes fluides dominent et suggèrent une dynamique. Le relief monochrome reprend le bleu si cher à l’artiste.
 
 

Trouble Makers (faiseurs de trouble)

Dans sa fresque réalisée au sol, sur la voie publique, l’artiste de Mayence Jens Andres allie humour, réflexion et irritation. Sur le parking de la « Neuer Messplatz », dans la Zeyherstrasse et la Friedrichstrasse, il a marqué chacun des deux emplacements de parking d’un pictogramme peint en blanc sur fond bleu. Selon les codes couleur de la signalétique, ces pictogrammes indiquent que ces emplacements sont réservés exclusivement aux soucoupes volantes. Avec ses peintures fantaisistes, Jens Andres interroge le passant sur sa perception de l’homme et sa confrontation perpétuelle avec les commandements et les interdits.
 

La tombe de Johann Peter Hebel

Cette tombe rappelle la mort subite du poète alémanique, Johann Peter Hebel, survenue le 22 septembre 1826 à Schwetzingen, alors qu’il rendait visite à son ami, Johann Michael Zeyher, lui-même alors intendant des jardins du Grand-Duché de Bade. Son enterrement à l’ancien cimetière fut célébré dès le lendemain par des funérailles solennelles. Depuis 1854, un monument de grès jaune, réalisé d’après une esquisse de l’inspecteur du service de l’urbanisme de Karlsruhe, Fischer, orne sa dernière demeure. Le médaillon représente le profil du défunt couronné de laurier.

Fresque „Johann Peter Hebel“

Non loin de sa tombe, une fresque réalisée en 2001 est dédiée à Johann Peter Hebel et orne la façade de la maison de retraite éponyme. L’artiste local, Heinz Friedrich, dessina la carrure imposante du poète, pédagogue et prélat. La représentation des habits et des attributs fait référence aux nombreuses activités exercées par Hebel. Les bâtiments reproduits sur cette fresque renseignent sur les différents lieux où il a séjourné et œuvré : sa ville natale de Bâle, Wiesenthal où il passa son enfance, Lörrach et Karlsruhe où il a exercé en tant que pédagogue et prélat et enfin Schwetzingen où il est décédé.
 

„Technoid, Années 80“

La sculpture „Technoid » date du début des années 80 et reprend le motif central de l’œuvre créatrice d’Otto Mindhoff, mais ici en 3 dimensions. Cette fameuse tête monumentale stylisée se retrouvera dès le début des années 60 sous différentes formes dans les toiles et les lithographies de l’artiste. Elle matérialise la rencontre de l’homme avec la technique et leur confrontation au quotidien. Ici, la superposition de plusieurs têtes, dans lesquelles des constructions mécaniques sont imbriquées, symbolise l’impuissance de l’homme face à une mécanisation toujours croissante.
 

Amour

Le metteur en scène, scénographe et artiste de renommée internationale, Achim Freyer a réalisé l’objet « Liebe » (Amour) en 1991. Des visages stylisés, semblables à des masques, marquent le début et la fin d’une gigantesque spirale, dans laquelle le « toi » et le « moi » se fondent, donnant ainsi le sentiment d’un attachement auquel nul ne peut échapper. Les cornes du démon sur l’un des masques semblent du moins nous le suggérer. Dans son ensemble, cet objet révèle que l’amour peut être à la fois bénédiction et malédiction.

Ursula

La figura slanciata della donna (nel linguaggio popolare conosciuta come Ursula) è stata realizzata da Otto Schliessler nel 1935, secondo i canoni figurativi del Nazionalsocialismo. Essa era una parte del complesso architettonico dei “tre ponti” situato nella parte ovest della città di Schwetzingen, che è una prova dell’architettura “nuova” ed era stata posta là come fondo decorativo per i discorsi e per gli incontri d’onore. La ninfa tiene sulla testa un piatto, da cui scendeva, quasi come una tenda trasparente, dell’acqua, che “vestiva” il corpo della ninfa. La statua è oggi presente nel cortile interno del municipio.

Un chasseur du Palatinat Electoral

La fresque intitulée « un chasseur du Palatinat Electoral » décore depuis 1984 la façade d’une maison située sur la « Gänsplatz ». Cette composition dynamique montre un chasseur de l’époque derrière lequel se cache le comte palatin Johann Casimir (1543-1592). Des laquais et le gibier qui vient d’être abattu animent la scène. Tous les personnages portent les habits en mode au 18e siècle. Cette fresque rend hommage aux parties de chasse princières, qui, particulièrement sous le règne de Charles Théodore, étaient organisées presque quotidiennement pour divertir la cour à la résidence d’été.

Le gardeur d’oies

En face de la Mairie se trouve une fontaine qui a été vraisemblablement aménagée par le Prof. Martinsohn. Ce bronze montre un gardeur d’oies en train de jouer de la flûte. Le personnage domine un bassin qui est entouré d’oies. L’eau jaillit de leurs becs. Le sculpteur Fidelis Bentele, originaire de Oberstaufen, a voulu se servir ici d’un style expressif. Il se dégage du groupe refermé sur lui-même un calme presque poétique. Le jeune garçon est complètement absorbé par sa musique et laisse par-là supposer qu’il « émane de l’engagement profondément religieux de l’artiste ».
 

Les Claques

Guido Messer a placé ici quatre personnages masculins identiques sur d’élégants piédestaux. L’un deux, peint en rouge, se démarque des autres: s’agit-il éventuellement d’un « primus inter pares » digne d’être mis en évidence ?
Les yeux de ces hommes qui applaudissent sont clos et soulèvent par-là même la question : A qui ou à quoi sont destinés les applaudissements d’une foule aveugle ? L’artiste manifeste ici son attitude critique à l’égard de la soumission, de l’autorité et de la démocratie.
 

Mémorial pour les victimes du national-socialisme

Nel 2013 è stato inaugurato il monumento commemorativo per le vittime del nazionalsocialismo. Matthias Braun ha scelto una forma figurativa per chiarire che si trattava di individui, che senza essere colpevoli, sono diventati un bersaglio: sono stati perseguitati, deportati, privati della loro casa e della loro famiglia ed uccisi. Il riflesso degli osservatori nei corpi lucidi trasmette il messaggio che i perseguitati e i colpevoli erano persone come “me e te”. Vittime, responsabili e generazioni successive entrano in una connessione inscindibile nello specchio della storia. 

Statue de la Vierge

Le style de cette œuvre se rapproche nettement du style du sculpteur Peter Anton von Verschaffelt qui a séjourné à la cour du prince Électeur Charles Théodore entre 1760 et 1769 et s’est inspiré de l’Antiquité pour la réalisation des sculptures du parc du château. Les attributs de la Reine des cieux sont une couronne à 12 étoiles, le sceptre, le croissant de lune et le fer de lance de l’Enfant Jésus et servent à représenter ici une Vierge victorieuse. Une copie de cette œuvre portant les mêmes attributs, mais dans un ordre inversé, surmonte le pignon de l’église.
 
 

LOOK

L’installation lumineuse de l’artiste Kurt Fleckenstein de Mannheim dévoile toute sa beauté une fois la nuit tombée. Des lampes LED illuminent cet objet mural d’un bleu éclatant. Des clignotants installés dans les tuyaux des deux lettres « O » font apparaître une composante cinétique en donnant l’illusion d’un vélo à deux roues. Il est bien naturel que cet objet ait trouvé sa place sur la façade du musée dédié à la couleur bleue.
 

Le coureur cycliste

Automobilistes, cyclistes et piétons, tous ont un doute lorsqu’ils arrivent à la hauteur de l’église St Pancrace, en venant de la place du château. Car, à première vue, un cycliste semble s’engager à vive allure dans le sens interdit. Mais très vite, le doute est levé : il s’agit de la représentation en bois d’un cycliste grandeur nature. L’artiste veut rappeler ici la banalité des situations que l’on rencontre au quotidien : en l’occurrence, une personne qui contrevient au code de la route.
 
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Fil de métal

En 2017, Schwetzingen a commémoré le premier voyage du baron Charles Drais avec son vélocipède. Un voyage qui le mena, le 12 juin 1817, du château de Mannheim à la résidence d’été de Schwetzingen. La bicyclette, réalisée en fil métallique rouge, rend hommage à cet événement et à l’inventeur de la draisienne. La représentation filigrane de Werner Bitzigeo, artiste de la région de l’Eifel (Winterspelt) nous laisse croire qu’il s’agit d’une esquisse en 3 D de l’inventeur qui évolue dans l’espace.

La statue de Saint Népomucène (attribuée à l’atelier de P. Egel)

A l’origine et jusqu’en 1883, cette statue se trouvait sur le pont « Johannesbrücke » situé sur la route qui mène à Oftersheim. Elle fut ensuite transférée à son emplacement actuel, à l’angle Nord-Est du château, puis remplacée dès 1968 par une copie, l’original étant conservé au musée. Népomucène est ici représenté avec ses vêtements et attributs traditionnels. Le travail minutieux de l’artiste, l’abondance des détails, le calme et la paix intérieure qui se dégagent de cette statue permettent de penser que cette œuvre a été réalisée dans l’atelier du sculpteur de la cour, P. Egel. (1750)

Plaque commémorative „la Thora de Schwetzingen »

Cette plaque rend hommage aux juifs du pays de Bade qui ont été déportés à Gurs, le 22 octobre 1940. Elle a été conçue et réalisée dans le cadre d’un projet œcuménique pour la jeunesse (2002-2005) auquel ont participé 137 sites de déportation du pays de Bade. Les copies des 137 plaques commémoratives ont été réunies pour former un mémorial qui se trouve dans l’enceinte du Centre des congrès de la Jeunesse Evangélique à Neckarzimmern. Le rouleau de la Thora fait quant à lui référence aux événements qui se sont déroulés à Schwetzingen en 1940, lorsque des soldats nazis se sont introduits dans la salle où se réunissait la population juive pour y dérober la thora et la livrer aux flammes.

Le blason du prince Électeur Johann Wilhelm et de son épouse Anne de Medicis

Deux riches blasons ornent les piliers du portail en fer forgé qui mène à la cour d’honneur du château de Schwetzingen. Cet excellent travail de sculpture date de l’époque du prince Électeur Johann Wilhelm et de son épouse Anne de Medicis. Il a été réalisé lors des travaux de rénovation et d’élargissement du château (édifice baroque à 3 ailes). Les armoiries représentées ici rappellent les deux familles princières et témoignent en même temps de l’harmonie qui régnait entre les époux dont le mariage avait pourtant été arrangé dans le seul but de satisfaire la raison d’État. Anne de Médicis, dernière de sa noble lignée, a apporté dans la région le goût de la beauté, l’amour de la musique et des beaux-arts.
 

Le « cochon chanceux »

Les sculptures de Peter Lenk se caractérisent habituellement par leur ironie mordante et leur portée profonde. Mais ici, l’artiste fait preuve de mansuétude à l’égard de Charles Théodore : du haut de son piédestal, il est à califourchon sur un porc, en compagnie d’une dame baroque très légèrement vêtue. Cette représentation est inspirée d’une anecdote d’après laquelle Frédéric II de Prusse aurait qualifié Charles Théodore de paresseux et de cochon chanceux parce qu’il aurait « acquis ses territoires plus par héritages que par ses propres conquêtes ». La coquette qui l’accompagne symbolise les nombreuses muses et maîtresses du souverain qui était aussi grand amateur d’art.

La marchande d‘asperges

La marchande d’asperges est le symbole même de la ville de Schwetzingen, où, depuis presque 350 ans, la culture de l’asperge a une longue tradition. Une paysanne vante la qualité de ses asperges à une petite fille qui est accompagnée de son petit chien Nico. La mise en scène du sculpteur Franz W. Müller-Steinfurth, de par ses détails du quotidien, est rendue délibérément naturaliste pour répondre au souhait du donateur, le sénateur honoraire Herbert Prechtel, de placer le langage corporel au centre du travail de l’artiste pour ainsi en simplifier la perception.

Les armoiries du prince électeur, Carl-Theodor-Strasse/ Marstall

Charles Théodore régna sur le Palatinat Électoral de 1742 à 1799. A partir de 1750, il passe six mois de l’année en villégiature à Schwetzingen. Les armoiries du prince trônent sur l’arche du porche des anciennes écuries princières. Flanqué des deux lions de la dynastie des Wittelsbacher, surmonté d’une couronne et entouré d’accessoires militaires, l’écusson montre les blasons des territoires du Palatinat, de la Bavière, de Jülich, Clèves, Berg, Mörs, Bergen op Zoom, Veldenz, Mark et Ravensburg. Au centre, une arabesque symbolise le droit de vie et de mort du souverain.
 

Le peuplier pyramidal

L’œuvre caractéristique de ce sculpteur originaire de Potsdam accueille les voyageurs devant la gare de Schwetzingen. L’arbre stylisé, réalisé en acier corrodé, sort de son socle pyramidal. Cet objet ressemble à un obélisque ou un totem. Dans ce contexte, la couleur bleue évoque le « bleu égyptien » qui est le premier pigment réalisé par l’homme. En outre, le bleu symbolise les éléments naturels comme l’eau et l’air. Le socle réalisé mécaniquement fait, lui, référence au feu et à la terre.

La fontaine du jubilé

Le Grand-Duc de Bade Frédéric 1er et son épouse Louise de Bade, qui était très proche du peuple, étaient fort appréciés à Schwetzingen. C’est pour cette raison que la ville leur dédia une fontaine à l’occasion de leurs noces d’or. La fontaine fut inaugurée le 9 septembre 1906, jour des 80 ans du régent et exactement 100 ans après la fondation du Pays de Bade. La fontaine porte un médaillon qui représente le couple grand-ducal. Elle est sobre et dépouillée de tout artifice. L’influence de l’Art déco se retrouve dans la tête du poisson d’où l’eau s’écoule.
 
 

Colonna d’Arte

Cette sculpture esthétique, de parfaite facture, réalisée par la combinaison de l’acier poli et du marbre de Carrare est l’œuvre du constructiviste Horstmann-Czech, de Heidelberg. Malgré l’harmonie qui s’en dégage, cette création est pleine de contrastes. La signification du cône de la pointe d’acier est incertaine : sert-elle de soutien à la colonne qui penche ou représente-t-elle un danger ? Colonna d’Arte autorise diverses interprétations mais nous avertit en même temps par sa beauté minimaliste de la fragilité de l’Art.

La magie des couleurs

La fresque intitulée « Magie de la couleur » révèle toute la maîtrise de Heinz Friedrich dans l’art d’utiliser des outils primaires de conception. Ici s’expriment la souplesse élégante, la forme expressive et la variété des couleurs, propres à l’artiste. Des perroquets multicolores, des paons, une danseuse et un harlequin animent harmonieusement la façade. L’auteur de ce monde colorié apparaît à gauche de la fresque comme magicien. Avec talent Friedrich a su allier les aléas architecturaux de la façade avec sa peinture.
 
 
 

Les Rois Mages

Ces personnages nichés dans la façade d’un immeuble se trouvent au début de la rue des « Rois Mages » Dreikönigstrasse. Hans Volker Dursy présente ici ses Rois Mages de face, tournés vers nous et non comme figurants dans une scène traditionnelle de la nativité. Effectivement, il n’est fait ici aucune référence à la naissance du Christ. La disposition inversée des personnages voulue par Dursy, présentés par ordre d’âge décroissant, symbolise la sagesse avec le vieillard Balthasar (le passé), la force de l’âge avec Melchior (le présent) et la jeunesse avec Caspar (l’avenir).

Intra Muros

Hüseyin Altin reprend dans son œuvre « Intra Muros » les principes stylistiques de la sculpture constructive. On remarquera l’interaction homogène des matières (pierres naturelles et pierres agglomérées) et des formes géométriques (rectangle et carré). Le bloc de marbre est percé pour autoriser un regard poétique. En même temps, il laisse entrevoir que même la perfection masque des défauts. Le rationnel se fond dans l’émotionnel et - pour recourir aux épîtres d’Horace - révèle les imperfections et les fautes cachées.
 
 
 

La façade du N°20 de la Friedrichsstrasse

L’agencement de cette façade est assez original. L’ancien propriétaire de cet immeuble, August Allert, était ébéniste de métier. Il décida d’utiliser sa façade comme vaste espace publicitaire pour proposer ses services. La façade, richement ornée de sculptures sur bois, rappelle assez librement la célèbre maison Renaissance « Haus zum Ritter » située à Heidelberg. On y trouve la statue couronnée de Bernard de Bade (1428/29-1458) qui porte l’inscription « Ars longa -vita brevis » (l’art est long, la vie est brève). Une autre inscription fait référence au prince Électeur, Charles Théodore qui, avec sa silhouette imposante, est représenté au centre d’une niche.

À saute-mouton

Pour représenter son sportif, Heinz Friedrich a choisi d’assembler différentes formes géométriques. Le sportif, dont le corps est constitué par l’enchaînement de formes anguleuses, saute par-dessus une figure courbée et statique. De ce groupe se dégagent une dynamique et une statique mais aussi le contraste entre la lourdeur de la matière et la légèreté des formes. Le choix du gris, du blanc et du jaune, comme couleurs qui se fondent dans des lignes floues, donne de l’expression à l’ensemble et le rend homogène.

Le tueur de dragon

L’artiste originaire de Bad Tölz, Bernhard Apfel, connu pour son savoir-faire, sa perspicacité et son humour mordant se manifeste ici en faisant osciller le recueillement spirituel et les désirs d’ici-bas. Il crée le vainqueur du mal dans un langage expressionniste à l’image de tout un chacun.
Les traits marquants du visage du vainqueur se retrouvent dans le faciès ensanglanté du dragon vaincu. Dans cette duplication, le dragon devient « l’alter ego » du personnage principal et lui sert ainsi de trophée à l’issue de son victorieux combat intérieur.

Un gymnaste comme porte de la ville

« La porte de la ville », signée Kurt Fleckenstein, présente les caractéristiques typiques des objets « Land-Art » de cet artiste de Mannheim qui marie des éléments naturels avec des objets conçus manuellement à partir d’acier corrodé. « La porte de la ville » est symbolisée par une gigantesque barre fixe sur laquelle s’exerce un athlète. Fleckenstein a sciemment voulu représenter un gymnaste maladroit pour « accueillir les visiteurs de la vieille ville en les faisant sourire ». Les jeunes ont donné à ce gymnaste une autre fonction, appelée « shoefiti », car ils s’en servent de support pour y exposer différentes chaussures de sport.
 

Sans Titre

On doit la représentation sans titre d’un ange sur le parvis de l’église catholique St. Maria au sculpteur réputé dans la région, Michael Lingrên, qui vit à Neckargemünd.
Le triangle et la sphère se rejoignent autour de tôles tordues pour former la sculpture monumentale et stylisée de l’ange. Cet être céleste, sous son apparence archaïque et puriste, nous attire, tel un aimant, pour nous inciter à la réflexion et au recueillement.

La colonne-horloge « Schwetzingen par Horst Hamann »

En 2016 s’est tenue au château l’exposition „Schwetzingen vue par Horst Hamann“. Le célèbre photographe, surtout connu par ses célèbres clichés « New York Verticals » a réalisé ici une série de photos de la ville, du château et de son parc, qui, pour la plupart, font partie d’une exposition permanente à la Mairie. Quatre motifs, caractéristiques du style de l’artiste, sont présentés dans l’espace public sur une colonne-horloge. Celle-ci est située le long de l’axe baroque qui relie le château de Schwetzingen au Königstuhl de Heidelberg.
 

La bicyclette aérienne

L’artiste de Kiel, Björn Schülke, présente son objet à l‘entrée de Schwetzingen. Sa bicyclette est fixée au bout d’une gracieuse perche en inox. Équipée d’une gouverne de vol, d’ailes avec aérofreins et d’hélices, l’engin à deux roues donne l’illusion d’être prêt à voler. Il s’agit bien évidemment d’une feinte de Schülke car les ailes faites de tiges perméables à l’air sont bien évidemment impropres à voler !
 



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